un blog comme les autres

moi moi moi je je

16 juillet 2008

Mariage number 1

Mariage australo-suisso-indonesien le week-end dernier (je vous rassure ils n'étaient que deux).
Expérience lynchienne à l'église:
- le traducteur qui -après avoir appelé le groom le broom toute la soirée- se permettait des 'this is the big moment' au moment de la bénédiction.
- l'oncle du broom a chanté plusieurs chansons en karaoké indonésien (c'est à dire sans l'écran)
- les sœurs du broom aussi
- séance photo avec les mariés et la pasteur par groupe (j'espère que j'aurai la mienne)

Les dimanches à Jayapura c'est le jour des mariages aussi donc il vaut mieux que cela se passe tôt car de nombreuses personnes doivent travailler le lendemain.
Avantage, comme il fait nuit tôt, ce n'est pas trop culpabilisant de boire à partir de 17h30.
Et l'alcool coulait à flot! Une véritable chaîne logistique s'était organisée pour permettre cela: 15l de vin, une vraie manne dans cette région où le verre de gros rouge qui tâche avoisine les 10euros.
Quelques angoisses pourtant: tout le monde se sert, nous sommes 100, sera-t-il possible d'avoir un autre verre? heureusement les indonésiens abandonnent rapidement des verres pleins pour se jeter sur le sprite. Je propose de cette opportunité pour dénoncer une claire attaque à la culture européenne: y'en a un qui a coupé son champagne au sprite!
Mais que fais la France?

Ce que je retiens pour le jour où je me marierai moi aussi:
- le gâteau avec les lumières qui brillent
- le karaoké toute la nuit avec tous les participants qui chantent assez bien pour faire oublier que c'est un karaoké
- le groom qui chante 'sa' chanson à sa chérie et même que derrière eux il y a un ventilo qui fait voleter la robe.
Conclusion: je suis très jalouse et le lundi fut difficile


Collection toujours: après les T-shirts, les statues en Indonésie - Papouasie

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Découvertes du week-end dernier

The beach: on part dans la jungle derrière la maison, on rencontre des militaires (comme d'hab), des traces de déforestation, quelques petites piscine d'eau cascadantes. On ne s'arrête pas car on nous a dit qu'elle était là. Après 45min, on aperçoit en aval une plage de sable fin (rare) et de l'eau turquoise. La plage cachée de Jayapura se mérite: la remontée par la jungle prend 1h30. Le bateau serait aussi une option (note pour plus tard).

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Un cadeau

L'autre jour, togrig et moi on a eu un cadeau. nous sommes très contents

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Cette merveille repousse apparemment les mauvais esprits... Je pense que ça repousse à peu près tout ce qui a bon goût aussi.

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01 juillet 2008

Silence is sexy

Ou bien non.

Un peu silencieuse donc depuis quelques temps (ok, 1 mois presque) parce que la vie, tu vois, les gens, les choses, la routine et l’aventure quoi. En fait.

Mes premières fois (dans le désordre) dans ma petite vie sur ma grande île le mois passé: mon premier avion de moins de 6 places, ma première partie de basket où je suis grande (contre des enfants papous), ma première moto, mes premiers pas en tant qu'assistante d'Indiana Jones,.... Quelques détails.


 

Papua highlands – visite de terrain

 
Comme on l’aura compris, dans la mission je suis celle qui est planquée en ville au bord de la mer tandis que les autres vont à travers la terrible jungle affronter mille dangers pour soigner les gens qui souffrent. Ok, j'exagère.
Pour me rendre compte, on me propose de suivre l’équipe lors d’une clinique mobile dans les montagnes papoues : permis de circuler et kit de survie de rigueur.

Me voilà donc partie pour Mulia (trouvable sur une carte) pour rejoindre Lumo (là non par contre), un village à 15 minutes de vol.

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(le petit truc vert clair, c'est la piste, c'est du gazon, ça fait 150m,...)



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Nous sommes donc largués par le plus petit avion qui m’ai été donné de prendre dans le village en question qui n’est en fait accessible qu’à pied ou par plus-petit-avion-qui m’ai-été-donnée-de-prendre plus près. Me voilà au milieu de nulle part dans mon magnifique T-shirt XXL, trop blanc avec un magnifique logo dessus.

C’est fantastique de se dire qu’il existe encore des endroits pareils complètement à l’écart de la modernité et de ses frissonnements. Pas d’électricité, pas de réseau de portable, même pas de coca-cola (et ça c’est vraiment fou ; c’est la première fois que j’y suis dans un endroit sans coca-cola).


Je donne donc un coup de main et me retrouve avec délectation à vitaminer et déparasiter les enfants. C’est un joyeux bordel d’enfants qui hurlent, jouent (avec des couteaux par exemple : ici, ça ne se fait pas de réclamer quelque chose même si c’est un poignard et que c’est un enfant de 2 ans qui joue avec), d’hommes nus (pardon vêtus du traditionnel étui pénien) qui se baladent.

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Fin de la journée : je suis recouverte des médicaments anti-parasitaires recrachés par les plus jeunes, et j’ai réussi à faire pleurer 40 enfants.  Bilan plutôt positif donc. Les deux jours se passent, notre équipe se divise entre ceux qui poursuivent la tournée des villages et ceux qui doivent rentrer travailler sur leurs petits ordinateurs comme moi.

 

Normalement, la route qui relie le village où nous travaillons à la bourgade où se trouve notre base avancée est de 8 heures. Comme disent les gens ici : 15 kilomètres si on va vite et 30 kilomètres si on va lentement.

On nous prévient que la route est un peu difficile. Effectivement, nous nous retrouvons à descendre des côtes à 70°, à passer des ravins sur des ponts dignes d’Indiana Jones (3 rondins et hop ! il faut ramper) et à grimper des roches tout aussi pentues. Mais les roches pentues, c’est quand même mieux à grimper que de la boue parce que ça aussi on a fait et grimper un mur de boue c’est quand même un peu dur.

 

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Par contre, jamais je crois je n’ai été dans un endroit aussi beau. La jungle, les bruits des insectes et des oiseaux, la végétation qui tient encore de la forêt primaire : j’en oublie la fatigue, les dangers.

Le trek demande beaucoup de concentration et on se voit parfois déraper et s’écraser au fond et puis au tournant, on découvre un nouveau paysage.

Je meurs et ressuscite tout autant de fois. Je prends quelques photos de paysages qui ne peuvent pas rentrer dans un cadre mais bon, autant essayer.



Nous finissons la route sous la pluie et avec la nuit qui tombe. Nous traversons une dernière rivière à pied avant d’atteindre un petit village où nous pourrons passer la nuit et hop, mes vêtements sont tout propres. Pratique quand même.

On s’arrête donc dans une honaï, une maison traditionnelle en bois avec toit de chaume. La particularité : une pour les hommes, une pour les femmes. Gentiment, on nous accepte dans celle des hommes pour qu’on reste en équipe. On échange patates douces contre café, on se change comme on peut entre les fuites du toit et les 24 paires d’yeux qui nous dévisagent et on s’installe pour la nuit.

Autre caractéristique du honaï : un grand feu y brule pour garder les gens au chaud pendant leur sommeil et il n’y a pas de cheminée, et on s’y sent vite comme dans un fumoir. Il y a aussi les rats qui se cognent contre mon sac de couchage et tout le monde ronfle et tousse. Comme j’ai eu la bonne idée de demander le mode de transmission de la tuberculose (assez répandue dans la région) avant de dormir, je m’enfonce un peu plus dans mon sac de couchage à chaque crise de toux (aussi à chaque passage de rat).

Et hop, c’est déjà le matin, une patate douce et on reprend la route.

 

Et puis enfin – parce qu’il faut bien qu’on y arrive- on sent qu’on s’approche de la ville : des maisons, des animaux, les téléphones mobiles qui remarchent. Et finalement, on se retourne, on regarde les montagnes et on se dit qu’on ferait bien un petit demi-tour.

 

Photos dans l'album Papua - Mulia


 

Retour à la civilisation

 

Après ça bien sûr, la vie paraît très calme et je suis toute frustrée d’aventures. Heureusement, voilà plusieurs jours que je tourne autour de la moto en me disant qu’il va falloir s’y mettre, devenir une femme indépendante et libre avec les cheveux au vent et un casque dessus parce que sinon je ne vais rien voir.

Je commence donc doucement dans l’allée, puis autour de la maison. Et ça, c’est sympa pour les voisins parce que le dimanche ils s’ennuient et ça fait plaisir d’avoir un petit spectacle : ce jour-là, la blonde apprend à passer les vitesses de sa moto. L’expatriation, c’est aussi savoir ravaler son amour-propre.

Et finalement, après une folle journée sur les collines de Jayapura, je suis prête à filer, seule ou accompagnée sur mon fier destrier. Et J’assure, genre ‘moi, rester en seconde quand ça descend, j’assume à mort’.

 

 

 


Le dimanche à Jayapura, c’est aussi le jour des mariages

 

J’accompagne Antonia qui se marie dimanche prochain au ‘Ronald Bridal Salon’. J’avoue, j’avais repéré l’enseigne depuis un moment. Déjà, j’ai pu me rendre compte qu’il y a bien une communauté gay à Jayapura et qu’ils sont tous regroupés à un seul endroit, qu’ils aiment les paillettes et les robes meringues.

On vient juste pour un essayage de coiffure. Ca se transforme en préparation à l’indonésienne party : fond de teint intégral blanc, paillettes, ambiance ultrabrite et robe sissi. Et à côté, j’ai enfin l’air bronzée.

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Jesus loves Papua

Aperçu à un festival de danses traditionnelles, un T-shirt ‘Jesus loves Papua’. Ai cherché, n’ai pas trouvé.

Ai trouvé, par contre, la star de la journée.

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Au cours de mes investigations ai découvert: une belle sélection d’autocollants pour voitures (‘Don’t follow me, follow Jesus’ étant mon préféré) et de T-shirts (mon préféré ? les clous ensanglantés avec la mention ‘My saviour is tougher than nails !’).


Passez vos commandes (3 euros le Tshirt, 50 centimes l’autocollant) !


Autres photos dans l'album Papua- Jayapura

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balade sur le lac Sentani


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04 juin 2008

La routine en fait....

Que raconter? Deux semaines en Papouasie dont la grande majorité passée au bureau finalement.
Quelques rencontres surtout expatriées, déjà invitée à deux mariages en juillet (un sans alcool malheureusement mais on devrait pouvoir se débrouiller).

L'évènement de la semaine dernière, c'est le début d'incendie provoqué par les bougies et le socle en plastique dans la salle de bain du coordo. Le thème de la semaine dernière, c'était la sécurité. Ça tombait bien, on a ajouté des lignes à propos de la dangerosité des ambiances romantiques dans le guide sécu.

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Ce qui est intéressant: le sol sur la première photo, les toiles d'araignées noircies par la fumée sur la deuxième photo. La femme de ménage se récria quand on lui montra la salle de bain et nous affirma que non, ce ne sont pas des toiles d'araignées mais du plastique fondu qui a explosé sur le plafond parce qu'elle nettoie très bien.

Plus de fuel en Papouasie où c'est une source d'électricité et je passe deux soirées à finir mon rapport dans le noir devant l'ordinateur.

Pour me récompenser de mon ardeur à la tâche, je vais à la plage que j'imaginais beaucoup moins bien de loin comme ça. D'accord, on doit se baigner habillée, l'eau est plus chaude que l'air, pour le poisson grillé et les massages il faut prendre la mob mais quand même il faut le dire, c'est sympa non?

plage

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25 mai 2008

soirée diapositives

Après une lutte acharnée avec la connection Internet (la femme contre la machine), il m'a été possible de poster quelques photos choisies:

'Singapour - Les Minguettes' ou 'comment rendre les gens des cités contents: un exemple qui nous vient d'Asie'

singapore_minguettes



Discovering Jogyakarta: au programme 'Edutaintment' au café du coin et becak endormi

yogya_edutaintmentyogya_becak


Togrig découvre l'artisanat et les cours de langue:  j'avais pas beaucoup d'amis alors on se prenait en photo mutuellement sauf que toutes les photos de Togrig et ben elles sont troubles. Il dit que c'est parcequ'il n'a que deux pattes. Ce qu'il faut pas entendre comme excuses minables!

togrig_wayang togrig_wisma_bahasa

Prabanan: temple hindou et pleine lune

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Shopping as the national sport: défilé de mode, carrouf et hésitations au rayon déodorant

yogya_defile_mec yogya_carrefour savon_pucelle




Et finalement: en Papua, quand je me lève, il a trop de lumière  devant ma chambre pour  prendre une photo

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13 mai 2008

Saya sedikit capai

 

je suis un peu fatiguée.

Je sais aussi dire: ‘Ini bukan kacamata biru, Ini mobil Kuning’ (ce ne sont pas des lunettes bleues mais une voiture jaune). J’en suis particulièrement fière.

 

En route pour la Papouasie, retour sur les moments clés de la semaine passée.

 

Après une halte à Singapour en début de semaine dernière, quelques jours à Jakarta.
Premiers émois indonésiens.

Tout d’abord, je me remémore vite que fermer les yeux est une option statistiquement envisageable lors de la traversée de la chaussée.

Sous la terrasse de l’appartement, un héliport flambant neuf rutile entre un semblant de bidonville et un starbuck café.

Voilà pour le décor. Il parait qu'après 6 mois, on commence à aimer la ville; je vais rêver à mes kangourous papous en attendant.

 

Monsieur, avec les poivrons farcis lithuaniens, vous nous avez vraiment gâtés.

Les soirées de la délégation européenne, c’est d’abord l’occasion de courir les boutiques de chaussures avec de vraies jakartiennes (il paraît que les tongs, c’est pas bon): difficile de résister aux alléchantes propositions pailletées, méga-talonnées; je choisi la simplicité et c’est une grossière erreur! Toute vraie mondaine à Jakarta a au moins un reflet nacré à ses sandales.

C’est surtout la possibilité de découvrir la vie mondaine jakartienne (?) mais pas seulement. Cela permet de gôuter au buffet européen (plats de 26 pays): dégustation de coq au vin (il a fallu que je fasse 10 000km si c’est pas malheureux) et observation des réactions diverses devant la richesse culinaire de notre union européenne en cette année de l’interculturalité (le gratin finlandais de foie oignons et riz reste intouché et il y a la queue devant les toasts de tzatziki: c’est fou les réputations).

Et finalement, ça permet de découvrir des instruments traditionnels et d’apprendre que oui, on peut jouer ‘Comme d’habitude’ en version concerto pour 17 percussions en bois: effrayant oui mais hyper impressionnant.

 

Saya suka ini makan! (J’aime beaucoup cette nourriture)

Et puis départ pour Yogyakarta pour la semaine d’apprentissage de la langue indonésienne.

Après ma première dure journée de langue (cf. Les magnifiques phrases citées plus haut), j’ai décidé de me relaxer avec un bon massage traditionnel. Et là, je tombe sur la masseuse aux doigts qui tuent. Après 1h30 elle me relâche et je me rend alors compte qu’elle pèse 30 kilos mais que ses avant-bras font la taille de ceux de Arnold Swarzeneger (période Conan): sans mentir, avec son pouce elle peut sans forcer te découper un poulet cru sans parler de mes muscles!

Prochain épisode: des images folles de Togrig, mon modèle parceque j'ai pas beaucoup d'amis. Les milanais se l'arrachent!

 

 

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10 juin 2007

Nairobi bi bi, j'en suis baba

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Derniers jours au village, le temps de faire des ateliers créatifs avec les enfants: mise en scène ou en dessins de ce qu'est l'excision pour eux. En résumé, des histoires horribles de filles vendues ou reniées parce qu'elles se sont échappées, des pères contents de l'argent récolté. Les enfants en rient aux larmes durant la représentation.
Dernières discussions avec les hommes qui heureusement pour ma recherche ne me considèrent pas comme un femme même s'ils aiment à me mettre en situation: 'Imagine, je veux de toi comme 5ème femme, je commence par aller voir ton père et je lui amène des vaches pour la transaction...'. Oui, j'imagine bien, oui.

sanitary_towels


Et sinon, très très longue semaine au bureau à Nairobi. Oh joie, ma collègue est dans le même état d'esprit alors on se divertit au milieu des serviettes hygiéniques qui envahissent de plus en plus l'espace.

un film? boulot






boucherie 

Claire est de retour sur Nairobi  et nous nous essayons dans les boîtes du coin -qui font aussi boucherie- sur de la musique très très locale.... Un film? ozone
Malheureusement, nous sommes battues. Déçues, nous rentrons nous coucher non sans avoir longuement admiré le maître dans une optique d'entraînement futur.... Un film? groove

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Il est bon ton café Gringo.

suite de la collection

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03 juin 2007

J'aime les clichés

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Week-end dernier à Meru près du Mont Kenya. Voyage éprouvant en taxi-brousse. J'ai préféré faire semblant de dormir pour ne pas a avoir à regarder la conduite. La musique 'en a empêché. Deux heures plus tard, je me rend compte que les morceaux en questions sont en anglais et que ce sont des cantiques ('Falling in love with Jesus','Born again',...). Il me reste 2 heures de route justement pour en profiter.

Je me rend à Meru initialement pour interviewer une ONG mais aussi, il faut l'avouer, pour visiter le National Park.

girafe

Comme nous n'avons pas de chance, nous arrivons tard dans la journée et ne voyons que des éléphants, des girafes, des buffalos, des autruches, des crocodiles (Claire dit avoir vu une Tortue mais qui sait vraiment ce qu'elle met dans son thé!), plein d'oiseaux, des hippos, des gazelles, des antilopes. Comme nous sommes un peu chanceuses quand même, nous sommes accompagnées par un ranger qui connaît tout. Comme nous ne sommes pas chanceuses, il adore faire des blagues misogynes bien grasses.
Comme quand même, la chance est vollatile, deux lions puis deux éléphants traversent la route devant nous.

lion_soleil

Comme un lion c'est bien éduqué, il traverse et va se mettre devant le lever de soleil. Sinon, c'est dommage on ne sait pas ou regarder. Ca c'est un gentil lion.

Quelques films?

lion

elephants

girafes







baobab claire_cranes girafe_tracteur national_park_view route_national_park elephant lion


Football tournament anti-FGM: la méthode douce. Les T-shirts annoncent: Stop FGM. Sans commentaires

football_partystop_FGM

 


nairobiRoutine Nairobienne: interviews, boulot, matatu, resto, salsa (?), calculer si on a le temps de traverser le parc avant la tombée de la nuit (les zombies! les zombies!), apprendre à compter en swaheli (je sais commander 3 bieres fraîches mais pas une seule), marcher 200 m de nuit dans la rue sans avoir peur (raté), se trouver des amis pour finir les 3 bières fraîches,...

Ca s'accélère, plus que 15 jours pour: finir!!

Mais pas le blog.Pardon.

...retourner sur le terrain, mettre de l'ordre dans toutes les infos, rapporter à l'ONG de façon POSITIVE les observations effectuées, visiter un peu le pays.




Et surtout aller plus loin dans ma nouvelle passion: les panneaux d'affichages:

corruption greengos mickey

orly urinating

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19 mai 2007

Quand les volcans d'Auvergne étaient enfants....

La Rift Valley, berceau de l'humanité.
Deuxième semaine au Kenya: séjour chez les Masaï

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Me voilà donc pour 4 jours dans un village Masaï pour mener ma recherchersur l'impact d'un programme anti-excision comme il est perçu par la communauté elle-même.

toilettesLe village est moderne: maisons en tôle - de la tôle Simba bien sûr-et non en terre -quand il pleut c'est pas facile-,
et j'ai même des latrines!!!!

En même temps, a-t'on vraiment besoin de se laver plus d'une fois tous les 4 jours?

Je suis sûre que ça fait très plaisir à ceux qui considéraient que jusqu'à présent, je me noyais dans trop de luxe à l'abri dans la capitale.....


En plus, comme c'est la saison des pluies, j'ai la chance de pouvoir accéder à l'eau (de pluie bien sûr que je désinfecte au mieux).
En saison sêche, il faut faire 20kms pour accéder à l'eau. Il y a bien une rivière mais saumâtre (et après un coup d'oeil, je dirai bilhiardiozeuse en diable).


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La pluie! Je vais pouvoir re-remplir ma bouteille d'eau....


Passé le premier moment: 'Au fait, qu'est-ce que je fais ici?', je sors de la prostration qui touchent tout le monde aux heures les plus chaudes, j'oublie les moustiques, les araignées et les rats (bruyants la nuit ces saletés), et je me mets au travail.

Mon assistante, Felista est géniale et je suis vite intégrée. Les gens parlent assez facilement, aiment utiliser des exemples très imagés pour se référer à l'excision (' 10 years ago, people were not eating cabbage and tomatoes;things are changing  and female circumscision will slowly stop', Cooker, Kaijaido district, 18/05/2007) et n'hésitent pas trop à le dire quand ils sont pour.
Ou alors, n'ont pas peur de le dire qu'ils disent le contraire par peur de représailles légales.

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Felista, mon assistante et ma 'street interview': de retour de l'école, cet homme nous a arrêté sur la route pour me donner son opinion.

C'est assez pratique cette envie insassiable de participer de la part des gens!






inside_manata

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Interviews....
Recorded consents for the use of photography!
I totally agree with Jonathan, these consent froms freak people out!



Evidemment, je brûle. Au milieu de la communauté, j'oublie parfois que je suis si blanche. Bon d'accord, la plupart le m'appellent que 'Muzungu' -la blanche- mais ça s'oublie quand même.


shop 
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Au supermarché, poster au mur de ma chambre: Et moi qui avait peur d'emporter mon bracelet ostentatoire couvert d'images pieuses par peur de choquer les esprits.


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Spectacle donné à l'école pour de prestigieux visiteurs- evangelistes et généreux donneurs- : danses, spectacles. C'est sympa le tourisme finalement.




 


Mon dïner à 20h et quelques heures avant.

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Pour finir, comment porter le lobe cet été?
Très simplement pendant ou remonté sur l'oreille, les plus audacieux(ses) n'hésiteront pas à en décorer un voire même les deux.

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Conclusion? Et bien j'y retourne dès que possible même si je l'avoue, une bière bien fraîche à la place du miel fermenté après une vraie douche, c'est assez agréable.


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