29 juillet 2008
Parcequ'il faut partager ses découvertes et émerveillements...
Checked on CNN:
http://fr.youtube.com/watch?v=hMnk7lh9M3o
- About 1,500 inmates at Philippines prison are forced to dance every day
- One of their stars is a self-described "she-male" awaiting trial on meth charges
- Prison boss says violence has ceased ever since dancing started
- Accused mass-murderer inmate says dancing has taught him "love"
(CNN website)
28 juillet 2008
Biak encore
Week-end à la découverte des plages, hôtels en ruine, traces de la seconde guerre mondiale.
Plage et coconut, oeuvre d'art (pas moi, cette photo est immonde mais ce coquillage tellement beau) .
Extrascolaire: 'Après la classe, je nettoie des armes de la seconde guerre. C'est trop sympa et même que mon petit frère il peut venir!'
Hangar de plongée (!!) et hôtel démembré
Le port de pêche face à l'hôtel. Retour d'une grande aventure sur radeau en polystyrène et version coucher de soleil.
Au supermarché: 'mini toilet with mirror' (alléchant).
Et dernier coucher de soleil
16 juillet 2008
Mariage number 1
Mariage australo-suisso-indonesien le week-end dernier (je vous rassure ils n'étaient que deux).
Expérience lynchienne à l'église:
- le traducteur qui -après avoir appelé le groom le broom toute la soirée- se permettait des 'this is the big moment' au moment de la bénédiction.
- l'oncle du broom a chanté plusieurs chansons en karaoké indonésien (c'est à dire sans l'écran)
- les sœurs du broom aussi
- séance photo avec les mariés et la pasteur par groupe (j'espère que j'aurai la mienne)
Les dimanches à Jayapura c'est le jour des mariages aussi donc il vaut mieux que cela se passe tôt car de nombreuses personnes doivent travailler le lendemain.
Avantage, comme il fait nuit tôt, ce n'est pas trop culpabilisant de boire à partir de 17h30.
Et l'alcool coulait à flot! Une véritable chaîne logistique s'était organisée pour permettre cela: 15l de vin, une vraie manne dans cette région où le verre de gros rouge qui tâche avoisine les 10euros.
Quelques angoisses pourtant: tout le monde se sert, nous sommes 100, sera-t-il possible d'avoir un autre verre? heureusement les indonésiens abandonnent rapidement des verres pleins pour se jeter sur le sprite. Je propose de cette opportunité pour dénoncer une claire attaque à la culture européenne: y'en a un qui a coupé son champagne au sprite!
Mais que fais la France?
Ce que je retiens pour le jour où je me marierai moi aussi:
- le gâteau avec les lumières qui brillent
- le karaoké toute la nuit avec tous les participants qui chantent assez bien pour faire oublier que c'est un karaoké
- le groom qui chante 'sa' chanson à sa chérie et même que derrière eux il y a un ventilo qui fait voleter la robe.
Conclusion: je suis très jalouse et le lundi fut difficile
Découvertes du week-end dernier
The beach: on part dans la jungle derrière la maison, on rencontre des militaires (comme d'hab), des traces de déforestation, quelques petites piscine d'eau cascadantes. . Après 45min, on aperçoit en aval une plage de sable fin (rare) et de l'eau turquoise. La plage cachée de Jayapura se mérite: la remontée par la jungle prend 1h30.
Un cadeau
L'autre jour, togrig et moi on a eu un cadeau. nous sommes très contents
01 juillet 2008
Silence is sexy
Un peu silencieuse donc depuis quelques
temps (ok, 1 mois presque) parce que la vie, tu vois, les gens, les choses, la
routine et l’aventure quoi. En fait.
Papua highlands – visite de terrain
Comme on l’aura compris, dans la mission
je suis celle qui est planquée en ville au bord de la mer tandis que les autres
vont à travers la terrible jungle affronter mille dangers pour soigner les gens
qui souffrent. mais ca ne me fait que doucement rigoler Ok, j'exagère.
Pour me rendre compte, on me propose de
suivre l’équipe lors d’une clinique mobile dans les montagnes papoues :
permis de circuler et kit de survie de rigueur.
Me voilà donc partie pour Mulia (trouvable sur une carte) pour rejoindre Lumo (là non par contre), un village à 15 minutes de vol.
(le petit truc vert clair, c'est la piste, c'est du gazon, ça fait 150m,...)
Nous sommes donc largués par le plus petit avion qui m’ai été donné de prendre dans le village en question qui n’est en fait accessible qu’à pied ou par plus-petit-avion-qui m’ai-été-donnée-de-prendre. Me voilà au milieu de nulle part dans mon magnifique T-shirt XXL, trop blanc avec un magnifique logo dessus.
C’est fantastique de se dire qu’il existe encore des endroits pareils complètement à l’écart de la modernité et de ses frissonnements. Pas d’électricité, pas de réseau de portable, même pas de coca-cola (et ça c’est vraiment fou ; c’est la première fois que j’y suis dans un endroit sans coca-cola).
Je donne donc un coup de main et me retrouve avec délectation à vitaminer et déparasiter les enfants. C’est un joyeux bordel d’enfants qui hurlent, jouent (avec des couteaux par exemple : ici, ça ne se fait pas de réclamer quelque chose même si c’est un poignard et que c’est un enfant de 2 ans qui joue avec), d’hommes portant le horim traditionnel -étui pénien- se baladant.
Fin de la journée : je suis
recouverte des médicaments anti-parasitaires recrachés par les plus jeunes, et j’ai
réussi à faire pleurer 40 enfants. Bilan
plutôt positif donc. Les deux jours se passent, notre équipe se divise entre
ceux qui poursuivent la tournée des villages et ceux qui doivent rentrer
travailler sur leurs petits ordinateurs comme moi.
Normalement, la route qui relie le village
où nous travaillons à la bourgade où se trouve notre base avancée est de 8 heures.
Comme disent les gens ici : 15 kilomètres si on va vite et 30 kilomètres
si on va lentement.
On nous prévient que la route est un peu
difficile. Effectivement, nous nous retrouvons à descendre des côtes à 70°, à
passer des ravins sur des ponts dignes d’Indiana Jones (3 rondins et hop !
il faut ramper) et à grimper des roches tout aussi pentues. Mais les roches
pentues, c’est quand même mieux à grimper que de la boue.
Jamais je crois je n’ai été
dans un endroit aussi beau. La jungle, les bruits des insectes et des oiseaux,
la végétation qui tient encore de la forêt primaire : j’en oublie la
fatigue, la dangerosite de la route.
Le trek demande beaucoup de concentration
et on se voit parfois déraper et s’écraser au fond. Et puis on oublie au tournant suivant devant un nouveau paysage.
Je meurs et ressuscite tout autant de fois. Je prends quelques photos de paysages qui ne peuvent pas rentrer dans un cadre mais bon, autant essayer.
Nous finissons la route sous la pluie et
avec la nuit qui tombe. Nous traversons une dernière rivière à pied avant
d’atteindre un petit village où nous pourrons passer la nuit.
On s’arrête donc dans une honaï, une
maison traditionnelle en bois avec toit de chaume. La particularité : une
pour les hommes, une pour les femmes. Gentiment, on nous accepte dans celle des
hommes pour qu’on reste en équipe. On échange patates douces contre café, on se
change comme on peut entre les fuites du toit et les 24 paires d’yeux qui nous
dévisagent et on s’installe pour la nuit.
Autre caractéristique du honaï : un
grand feu y brule pour garder les gens au chaud pendant leur sommeil et il n’y
a pas de cheminée, et on s’y sent vite comme dans un fumoir. Il y a aussi les
rats qui se cognent contre mon sac de couchage et tout le monde ronfle et
tousse. Comme j’ai eu la bonne idée de discuter tuberculose (assez répandue dans la région) avant de dormir, je m’enfonce un
peu plus dans mon sac de couchage à chaque crise de toux (ainsi qu'à chaque
passage de rat).
Et hop, c’est déjà le matin, une patate
douce et on reprend la route.
Et puis enfin – parce qu’il faut bien
qu’on y arrive- on sent qu’on s’approche de la ville : des maisons, des
animaux, les téléphones mobiles qui remarchent. Et finalement, on se retourne,
on regarde les montagnes et on se dit qu’on ferait bien un petit demi-tour.
Photos dans l'album Papua - Mulia
Retour à la civilisation
Après ça bien sûr, la vie paraît très calme
et je suis toute frustrée d’aventures. Heureusement, voilà plusieurs jours que
je tourne autour de la moto en me disant qu’il va falloir s’y mettre, devenir
une femme indépendante et libre avec les cheveux au vent et un casque dessus
parce que sinon je ne vais rien voir.
Je commence donc doucement dans l’allée,
puis autour de la maison. Et ça, c’est sympa pour les voisins parce que le
dimanche ils s’ennuient et ça fait plaisir d’avoir un petit spectacle : ce
jour-là, la blonde apprend à passer les vitesses de sa moto. L’expatriation,
c’est aussi savoir ravaler son amour-propre.
Et finalement, après une folle journée sur
les collines de Jayapura, je suis prête à filer, seule ou accompagnée sur mon
fier destrier. Et J’assure, genre ‘moi, rester en seconde quand ça descend,
j’assume à mort’.
Random photos
Une star































